Depuis mon arrivée à Zabljak vendredi, je suis resté au chaud pour éviter la pluie et le froid. On est pas concerné par la tempête qui touche l'Europe centrale mais des résidus de cette dernière m'ont forcés à stopper mon avancée. Et puis c'était pas plus mal, mon corps avait besoin de se reposer et le lieu s'y prêtait bien avec d'autres randonneurs/voyageurs bloqués dans le parc du Durmitor.
Samedi après une courte randonnée autour du lac noir du coin, dégustation des spécialités locales : le Kacamak (photo) une sorte d'aligot mais avec de la farine de maïs, et ils préparent également très bien les côtelettes d'agneau à mon plus grand plaisir.
De notre côté, avec les francais de l'auberge de jeunesse, on a essayé de faire une raclette... C'était pas trop ça mais ça restait réconfortant aha
Bon après deux jours de repos, j'ai repris la route avec une étape atypique, la traversée du massif de Sinjajevina. Un relief peu abrute avec pas de montée significative, un grand plateau bosselé. Un semblant de Causses françaises. Pas de grosse difficulté, mais pas un mètre de plat non plus le long des chemins de cailloux ou de prairie.
Sur une soixantaine de kilomètres, je n'ai croisé qu'une poignée de bergers, leur bétail et leurs gros chiens toujours aussi accueillant 🙃. ( Les patous d'ici)
Les paysages n'ont pas vraiment variés au cours de la journée, mais je ne m'en suis pas lassé. C'était vraiment très beau, et j'ai aimé l'atmosphère qui y régnait. J'étais comme dans une bulle pendant quelques heures, déconnecté de mon voyage, laissé en suspens.
Sur le chemin, il y avait les ruines de cimetières médiévaux. Moi qui aime bien les vieilles pierres qui parlent, on prend !
Puis au bout de ce plateau, une descente vers une vallée boisée où je passerai la nuit. J'y retrouve une température plus agréable, ça oscillait entre 8/10° là haut.